Des pierres et des flammes : 1907, l'incendie de la préfecture de Perpignan

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Enquête sur les circonstances de cet incendie volontaire, écartant l'hypothèse d'un attentat lié à la crise viticole qu'a connu le Languedoc-Roussillon en 1907. L'autre défend la thèse d'une action conjointe de la droite légitimiste catholique et de l'extrême gauche socialiste, facilitée et provoquée par le préfet en place, Dautresme, qui cherchait à décrédibiliser le mouvement viticole.
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Résumé du livre

Des pierres et des flammes
L'incendie de la préfecture de Perpignan, 20 juin 1907
Jean-Louis Roure

Le 20 juin 1907, le mythe voulant que ce soit en réplique vengeresse des morts de Narbonne, la préfecture de Perpignan brûlait vers 22 heures et l’incendie ne fut parfaitement contrôlé que vers les 2 heures du matin, le 21 juin.
Cette nuit-là, le prétexte des morts de Narbonne groupa devant la préfecture de Perpignan tout au plus 500 à 600 personnes habitant la ville. Cette nuit-là, dans les rues proches de la préfecture, il n’y avait pas de viticulteurs, et dans les actions qui suivirent, policières et judiciaires, il n’y en eut aucun d’inquiété.
L’auteur pense qu’il y a de fortes présomptions pour pouvoir affirmer, même s’il n’y a ni aveu ni écrit, que cet incendie, occasion fournie par le mouvement viticole, s’inscrit dans une lutte entre les droites légitimistes catholiques excédées par la laïcisation forcée du département, et de l’autre côté par les socialistes révolutionnaires syndicalistes ou anarchistes, décidés à faire une conduite de Grenoble à un préfet qui avait su se rendre très impopulaire. Le préfet a tenté de faire de sa préfecture un piège, il a échoué et a payé son excès de zèle en sachant très bien que les viticulteurs n’étaient pas ses ennemis. Il a cependant permis cette conjonction des extrêmes, en tout cas c’est ce que l’auteur estime, et a tout fait pour qu’elle se produise. Il fut entraîné par l’échec de son coup mal monté à une paranoïa défensive frisant le ridicule, exacerbée par la stratégie des responsables de la commune dont le seul souci fut d’éviter la révélation de l’amalgame des extrêmes dans cette action criminelle !
Un vrai thriller, servi par la verve savoureuse et l’érudition de Jean-Louis Roure. Cet écrivain, artiste, poète, sociologue, chercheur, collectionneur, est assurément et avant tout résolument amoureux de sa ville, Perpignan… quelle qu’en soit l’époque !

Du même auteur :
Perpignan à la Belle Époque, volume 1: La rue, les cafés, les métiers
Perpignan à la Belle Époque, volume 2: Les saisons, les jeux, les plaisirs
Je suis née sous un pont...paroles, écrits et silences de Mme T...

 

Auteur
Jean-Louis Roure
Date de parution
lundi 23 avril 2007 00:00
Nombre de pages
200